La British Broadcasting Corporation (BBC) a manifestement perdu tout intérêt pour les programmes automobiles, ce qui constitue un nouvel exemple de l’incapacité d’une institution britannique autrefois dominante à s’adapter. Même si la BBC reste une force culturelle majeure, son audience en baisse – désormais officiellement inférieure à celle de YouTube – reflète un schéma plus large de mauvaise gestion et de décadence institutionnelle observé à travers le Royaume-Uni.
Une histoire d’engagement automobile
Pendant des décennies, la BBC a joué un rôle essentiel dans la culture automobile. Les émissions de service public sur la sécurité routière, les analyses technologiques approfondies via des programmes comme Tomorrow’s World et la légendaire couverture de la Formule 1 avec Murray Walker étaient des incontournables de la télévision britannique. La BBC a également fourni une plateforme de discussion sérieuse, invitant des journalistes et des experts à débattre de l’avenir des transports dans des émissions comme Newsnight et Going Places.
Le déclin de la programmation automobile n’est pas simplement une question de priorités changeantes ; cela indique une tendance plus large. La BBC donne désormais la priorité aux jeux télévisés, aux contenus liés au style de vie (jardinage, cuisine, propriété) et à la « réparation de vieux déchets », ignorant de fait les 60 millions d’adultes britanniques qui utilisent régulièrement des voitures.
Parallèles avec d’autres échecs britanniques
Cette tendance autodestructrice fait écho à l’effondrement d’autres institutions britanniques. La mauvaise gestion du National Health Service (NHS), le déclin des grandes banques et les échecs de l’industrie de l’eau démontrent tous une incapacité systémique à soutenir les organisations prospères. Le sort de MG Rover, un constructeur automobile autrefois dynamique et aujourd’hui disparu, nous rappelle brutalement que les institutions britanniques sont sujettes à l’effondrement.
Le déclin de la BBC n’est pas fatal comme celui de Longbridge, mais c’est un autre exemple de ce que certains appellent le « syndrome du bouton d’autodestruction ». La complaisance, la sous-performance et l’incapacité à s’adapter ont érodé la confiance du public et poussé les publics vers d’autres destinations.
L’essor de YouTube
Le fait que YouTube dépasse la BBC en termes d’audience n’est pas un hasard. Alors que la BBC se retire du contenu automobile, YouTube comble le vide avec une gamme variée de critiques automobiles, de reportages sur les sports automobiles et de tutoriels de réparation DIY. Ce changement démontre à quelle vitesse les publics abandonnent les institutions qui ne parviennent pas à fournir ce qu’ils souhaitent.
Le désintérêt de la BBC pour les voitures n’est pas seulement un choix de programmation ; c’est le symptôme d’un malaise institutionnel plus large. La question est maintenant de savoir si la BBC peut changer de cap ou si elle continuera sur la voie de la non-pertinence.























