La course à l’aviation électrique s’accélère. CATL, le géant chinois à l’origine de nombreux véhicules électriques dans le monde, ne se contente plus de fabriquer des batteries de voitures. Ils construisent l’avenir du vol. Récemment, la société a présenté des tests pour des avions électriques à long rayon d’action. Leur objectif ? Faire voler un avion de huit tonnes sur 2 000 kilomètres. Ce n’est pas un rêve. C’est une réalité projetée grâce à leur technologie de batterie haute densité.
Pour y parvenir, CATL a signé un accord de collaboration avec AutoFlight. Cela déplace l’aiguille des tests en laboratoire vers le matériel aéroporté réel. AutoFlight fait déjà des vagues. Leur avion Prosperity eVTOL (décollage et atterrissage verticaux électriques) détient le record du vol le plus long effectué par l’une de ces machines.
“Le Prosperity, qui peut transporter jusqu’à cinq personnes, est également en cours de certification.”
L’année dernière, lors du salon du Bourget, nous avons vu la Prospérité. Il a parcouru plus de 250 kilomètres avec une seule charge. Cette distance a été atteinte en maximisant l’autonomie de la batterie grâce à de puissants algorithmes de gestion de l’énergie. Aujourd’hui, grâce au nouveau partenariat de CATL, cette gamme devrait exploser.
Le matériel derrière le vol
CATL fournit des blocs d’alimentation pour les gros frappeurs comme Tesla et BMW. Mais leurs ambitions aérospatiales nécessitent quelque chose de plus extrême. Ils ont dévoilé une batterie condensée d’une capacité de 500 Wh/kg. Ce chiffre est spécifiquement destiné au marché eVTOL.
La densité est la clé. Une densité énergétique plus élevée signifie moins de poids pour la même quantité de puissance. Ou à l’inverse, plus d’autonomie pour le même poids. Le prototype d’avion de quatre tonnes de CATL a utilisé cette batterie lors de ses vols d’essai. Cela a prouvé que la technologie fonctionne dans des conditions réelles.
AutoFlight apporte l’expertise aérodynamique. Ils ont commencé par construire des drones. Puis ils se sont rapidement tournés vers le vol habité. Les progrès ont été surprenants. Plus tôt cette année, AutoFlight a fait certifier son CarryAll cargo eVTOL par les autorités de l’aviation civile chinoise. C’était une première pour l’entreprise.
Spécifications et limitations
La prospérité est la star ici. C’est une machine axée sur les passagers. Il transporte cinq personnes. Le groupe motopropulseur se compose de dix rotors pour la portance et de trois hélices supplémentaires pour la propulsion vers l’avant. Ce n’est pas un hélicoptère monorotor. Il s’agit d’un système électrique distribué.
Actuellement, le Prosperity fonctionne avec une batterie de 160 kWh. Cette configuration permet 400 kilogrammes de charge utile utile. La vitesse de pointe atteint 200 km/h. Ce sont des chiffres impressionnants pour un véhicule urbain à courte portée. Mais ils ne constituent que la base.
Lorsque vous combinez les cellules de 500 Wh/kg de CATL avec les systèmes de commandes de vol d’AutoFlight, les calculs changent. Les distances de vol devraient augmenter considérablement. La capacité de charge utile suivra probablement. Le calendrier de ces améliorations est décrit comme « record » par les deux sociétés.
Pourquoi c’est important pour la mobilité aérienne urbaine
Nous entendons parler des taxis volants depuis des années. La plupart des propositions s’arrêtent sur le poids de la batterie. Vous avez besoin de sacs massifs pour soulever les gens. Ces paquets sont lourds. L’avion a besoin d’encore plus de puissance pour les transporter. C’est un cercle vicieux.
L’approche de CATL brise le cycle. En poussant la densité énergétique à 500 Wh/kg, ils réduisent le malus de masse. Cela permet des itinéraires plus longs. Cela permet également des charges utiles plus lourdes. La certification du CarryAll montre que les organismes de réglementation s’éveillent à cette technologie. L’autorité de l’aviation civile chinoise a donné son feu vert à une version cargo. Maintenant, ils se tournent vers la prospérité des passagers.
L’objectif est un transport pratique. Pas un spectacle de science-fiction.
