Vous y êtes allé. Le vendeur est assis sur le siège passager, tapote sur le tableau de bord et murmure que vous ne ressentez pas vraiment le couple ni la tenue de route. “Ouvrez-le un peu plus”, disent-ils. “Découvrez ce que cette chose peut réellement faire.”
Cela ressemble à un défi. C’est en fait un risque calculé.
Si vous faites un tête-à-queue au retour, votre police d’assurance automobile personnelle n’est peut-être pas la première ligne de défense. Les lois des États varient énormément à ce sujet. Jeff Willoughby, directeur des grands comptes chez Sentry Insurance, note que la responsabilité dépend si votre couverture est principale ou si celle du concessionnaire l’est. Dans certaines juridictions, l’assurance du client intervient immédiatement. Dans d’autres, cela n’a pas d’importance.
Les accidents lors des essais routiers sont rares mais compliqués. Personne ne suit le ratio exact entre les essais routiers et les collisions, mais lorsqu’un accident se produit, c’est important.
“Une collision sur la voiture est normalement couverte par l’entreprise qui gère l’inventaire du concessionnaire.”
Les concessionnaires n’assurent pas chaque véhicule individuellement. Ce serait un cauchemar logistique étant donné les changements de stocks quotidiens. Au lieu de cela, ils achètent une police d’assurance globale. Cette couverture protège l’ensemble du terrain. Si vous faites la totale d’une Camry un dimanche après-midi, l’assurance des stocks du concessionnaire paie la réparation, pas la vôtre.
Le coût pour conserver cette couverture varie. Un concessionnaire unique dans une ville moyenne peut dépenser entre 40 000 et 60 000 dollars par an. Les grands réseaux dépensent jusqu’à des millions. Cette politique couvre tout sur le terrain, pas seulement les voitures pour des essais routiers.
Permis de conduire s’il vous plaît !
Les concessionnaires minimisent les risques. Ils ne se contentent pas de remettre les clés à quiconque franchit la porte. Le vendeur vous évalue. Êtes-vous acheteur? Etes-vous stable ?
Ils photocopieront votre permis de conduire. C’est la norme. Ils demandent rarement votre carte d’assurance. Si vous achetez votre première voiture et que vous n’avez pas encore de couverture, ce n’est pas un problème. L’assurance du concessionnaire couvre l’écart.
“Pour ce qui est d’obtenir une carte d’assurance de [le client], ils ne la demandent pas forcément.”
Il existe des protocoles stricts pour le lecteur lui-même. Le vendeur doit vous accompagner. Vous serez probablement sur un itinéraire prédéterminé conçu pour minimiser l’exposition. Attendez-vous principalement à des virages à droite. Les virages à gauche présentent plus de risques, c’est pourquoi les concessionnaires les évitent lors des essais routiers.
Certains concessionnaires vous permettent de ramener la voiture à la maison pour la nuit. Les assureurs détestent ça. Si vous le crashez alors que vous êtes garé chez vous, le scénario se complique rapidement. C’est généralement déconseillé.
Les concessionnaires peuvent refuser les essais routiers. Raisons courantes :
- Pas de permis de conduire.
- Signes d’intoxication.
- Véhicules rares ou insolites.
- Modèles performants.
Vous voulez faire exploser une Ford Mustang Shelby GT500 en édition limitée ou une Porsche 911 Turbo ? L’équipe commerciale se méfiera.
“C’est à la discrétion du concessionnaire. Chaque concessionnaire prend sa propre décision à ce sujet. La plupart des concessionnaires ne laisseront pas ces voitures spécialisées hors de leur vue.”
Limites des tests
Que se passe-t-il si vous recevez une contravention pour excès de vitesse lors d’un essai routier ? Vous avez généralement deux choix : le payer ou le combattre.
Jean-Marc Gales, PDG de Lotus, a prouvé qu’il existe une troisième option. En janvier 2018, il a été surpris en train de rouler à 160 km/h dans une zone de 70 km/h près de Norwich, en Angleterre. Il avait déjà des antécédents de violations de déplacement.
Gales a déclaré au tribunal qu’il testait l’une des voitures les plus récentes de Lotus. Il a obtenu un laissez-passer.
La plupart d’entre nous n’auront pas ce luxe. Mais savoir qui détient l’assurance change les enjeux. Vous ne conduisez pas seulement une voiture. Vous gérez l’inventaire de quelqu’un d’autre. Conduisez en conséquence.
